Les risques de mourir d'une réaction allergique

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Quel est le risque que vous décédiez d’une réaction allergique dans la prochaine année?
Y a t-il plus de danger de mourir d’une réaction allergique ou d’une autre cause?


Des scientifiques très sérieux se sont penchés sur la question et ont évalué nos chances de mourir de toutes sortes de causes. 

« Chances de mourir »  C’est un peu drôle à écrire parce qu’il me semble que mourir, c’est pas très chanceux!


La bonne nouvelle, c’est que pour la toute première fois en septembre 2013, les résultats de l’évaluation des risques de décéder d’une réaction allergique ont été révélés dans la revue scientifique Clinical & Experimental Allergy (Umasunthar et al., 2013).

Je suis certaine que les résultats de leur recherche vous intéresseront tout autant que moi.
Roulement de tambour…  Un peu d’ambiance dans cet article, ça ne peut pas faire de tort!
  • Un adulte aurait 1.81 chance sur 1 000 000 de mourir d’une réaction allergique dans la prochaine année.
  • Une personne âgée de 0 à 19 ans aurait 3.25 chances sur 1 000 000 de décéder d’une réaction allergique dans la prochaine année.

Ah bon! Et puis après? 

C’est probablement ce que Umasunthar et ses collègues se sont aussi dit. Ils ont poussé leur étude un peu plus loin en comparant les chances de mourir d’une réaction allergique à d’autres causes.
  • Les risques de mourir des suites d’un accident de toute nature ou de se faire tuer (aux États-Unis)  seraient plus élevés que ceux de mourir d’une réaction allergique. 
  • Les enfants et les adolescents risquent  tout autant de périr dans un feu que de mourir d’une réaction allergique.
  • Il aurait plus de chances de mourir d’une réaction allergique que d’être foudroyé par un éclair.

Quand je lis tous ces chiffres, je me demande si je devrais m’inquiéter davantage que mon fils soit assassiné ou si je devrais moins craindre qu’il meure d’une réaction allergique. Et dire que l’idée qu’il périsse brûlé ne m’a jamais empêchée de dormir alors que c’est le cas pour les allergies alimentaires. 

Umasunthar et sa gang (on devient amis!) ont dû deviner que j’allais me poser ces questions car la publication de leurs résultats de recherche se termine par le commentaire suivant :
«Ces informations ne devraient pas minimiser les préoccupations des personnes souffrant d’allergies alimentaires. L’éducation, l’étiquetage des aliments, l’évitement des allergènes et les stratégies de gestion de l’anaphylaxie continuent d’être importants. Cependant, nos résultats permettent de mettre les risques en perspective, ce qui peut rassurer ceux qui sont touchés par une allergie alimentaire.»

C’est vrai, tous ces chiffres me rassurent.
Et vous, ça vous fait quoi?

Publié par Lise Samson le 11 février 2014 dans la rubrique Aspects émotifs et sociaux

Lise







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Stress post-traumatique

stress post-traumatique

Mon fils d’à peine 3 ans avait de la difficulté à respirer. Je lui ai administré l’adrénaline et appelé le 911. À mon avis, l’ambulance roulait trop lentement. À l’urgence de l’hôpital, ils l’ont déshabillé à la vitesse de l’éclair et je me suis rendue utile en ramassant les vêtements au sol. Il pleurait tant qu’il le pouvait pendant que je ne sais plus combien de médecins et d’infirmières s’affairaient autour de lui. Lorsque tout danger fut écarté, ils m’ont permis de le bercer. Je n’aurai pu dire lequel de nous deux était le plus rassuré de serrer l’autre dans ses bras. Des années plus tard, je me sentais encore toute drôle chaque fois que j’empruntais le chemin que l’ambulance avait suivi  pour nous conduire à l’hôpital. 

Soyons honnêtes, les personnes qui vivent avec les allergies alimentaires risquent d’être exposées à des situations traumatisantes. Si nous buvions un café à la même table, vous me raconteriez probablement des histoires qui ressemblent à la mienne. D’ailleurs, il faudrait bien que nous prenions un café ensemble un de ces jours!

Les réactions allergiques peuvent faire vivre une grande anxiété aux victimes comme à ceux qui en sont témoins. Il faut dire que les réactions anaphylactiques sont une menace à la vie d’une personne.

Après avoir été exposé à cette situation stressante, la peur et la décharge d’adrénaline (naturelle celle-là!) s’estompent habituellement en quelques heures, voir quelques semaines et la vie reprend son cours. Pour certains, les réactions qui ne disparaissent pas avec le temps. Si cet état persiste plus d’un mois, on parle alors de stress post-traumatique.

Les personnes atteintes de stress post-traumatiques :
•    Ne peuvent empêcher le souvenir de l’événement de revenir à leur mémoire. Elles peuvent avoir des rappels d’images et ressentir à nouveau l’angoisse vécue au moment de l’événement. Elles font parfois des cauchemars;
•    Tentent volontairement ou involontairement d’éviter tout ce qui peut leur rappeler l’événement traumatisant. Il peut s’agir de lieux, de personnes, de situations associés au drame ou même de conversations;
•    Sont fréquemment aux aguets et en état d’hypervigilance, même en l’absence de danger. Elles peuvent devenir nerveuses, sursauter pour un rien, s’inquiéter facilement et avoir des troubles du sommeil;
•    Ont une diminution de la réactivité au monde extérieur. Elles peuvent avoir moins d’intérêt pour ce qui était auparavant une source de plaisir. Elles manifestent de l’indifférence, semblent absentes.

L'intensité et la durée du trouble post-traumatique sont très variables, allant de quelques semaines à plusieurs années. La dépression ou l’abus de drogues ou d’alcool y sont fréquemment associés. Les femmes risquent 2 fois plus que les hommes d’en être affectées. Les enfants comme les adultes peuvent en être atteints.

Vous vous reconnaissez? Vous vivez une grande détresse qui nuit à la pratique de vos activités quotidiennes et à votre bon fonctionnement? Ne souffrez pas inutilement. Demandez l’aide d’un professionnel qui évaluera si vous souffrez de stress post-traumatique ou d’un autre problème. 
Vous le méritez bien!

Vous avez envie d’en parler à quelqu’un? Écrivez-moi! Ça restera entre nous… Promis!

Publié par Lise Samson le 26 janvier 2014 dans la rubrique Aspects émotifs et sociaux.


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Être invité à un repas

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Assurer la sécurité d’une personne allergique tout en préservant  la qualité de ses relations interpersonnelles est un défi pour plusieurs d’entre nous.  Surtout lorsque nous sommes invités à un repas durant  le temps des fêtes!

Pour vous aider à y arriver, voici des conseils concernant l’aspect relationnel de la gestion des allergies alimentaires lorsque nous sommes reçus. 


Définir ses objectifs afin de mieux les atteindre
Vous, que voulez-vous? Pourquoi désirez-vous participer à ce repas? Quelles sont vos attentes?  Vos priorités?  Si vous savez ce que vous cherchez,  vous avez plus de chance de l’apprécier. Et tout  le reste pourra être relativisé par rapport à ce qui comptait vraiment pour vous.  Même si tout n’est pas parfait, vous serez satisfait.


Ménager les susceptibilités  de votre hôte
Privilégiez l’utilisation des mots contact accidentel plutôt que contamination croisée. Pour la majorité d’entre nous, la contamination implique la propagation d'un mal, d'un vice ou d'un défaut.  Certaines personnes pourraient distordre vos propos et être vexées des reproches qu’elles croient que vous adressez à leur nourriture.  Vous pouvez même vous faire rassurant. « Je suis certaine que ton sucre à la crème est excellent à tous les points de vue mais… »


Accueillir l’intention derrière le geste
Votre hôte préparera le repas avec amour.  En refusant de manger ce qu’il a préparé, il pourrait croire que vous refusez son amour. Je sais que c’est un peu fou, mais c’est comme ça.  Si vous ne pouvez lui refléter votre appréciation de ce qu’il a cuisiné, faites le pour la façon dont la table est dressée, la musique, l’ambiance, la bonne odeur ou ses bonnes blagues.  Votre hôte se sentira mieux et l’atmosphère sera plus détendue!


Répéter patiemment
Ne présumez pas que tout le monde comprend les risques associés aux allergies alimentaires et qu’il connaisse les précautions à prendre pour recevoir une personne allergique en toute sécurité. Ne vous attendez pas à être compris du premier coup. Ayez la patience de répéter et répéter encore! Ce n'est pas parce que vous avez déjà dit une chose qu'elle a été comprise.


Éviter d’être contesté
Utilisez des ressources externes pour appuyer ce que vous dites afin d’éviter que vous soyez personnellement remis en cause.  Démontrez que vous ne faites que respecter les recommandations des professionnels de la santé. Au besoin, remettez de la documentation produite par une source crédible comme celles présentées dans Question d'éducation.


Définir votre implication
Votre hôte est-il du genre à ne tolérer personne dans sa cuisine?  Est-il particulièrement fier de servir un repas qu’il a préparé lui-même?  Est-ce le moment de gloire dont il rêve depuis des semaines?  Si c’était le cas, il pourrait difficilement  accepter votre contribution au repas.  Le simple fait d’apporter un dessert pourrait être perçu comme faisant ombrage à son repas. Mieux vaut en discuter à l’avance plutôt que de le surprendre par vos initiatives qu’il pourrait mal interpréter.


Créer des alliances
Avant de participer au repas, identifier une ou deux personnes qui pourront vous soutenir advenant que vous deviez faire face à des commentaires désagréables ou des comportements inappropriés. Vous pouvez communiquer avec cet allié potentiel pour lui faire part de vos craintes et lui demander son support.  Son appui peut faire une grande différence.


Critiquer tout en douceur
Il y a parfois des personnes qui nous sont chères mais qui, quoique bien  intentionnées, ont des comportements inappropriés. Dans ce cas, l’utilisation de la technique du sandwich est toute indiquée pour leur transmettre vos critiques sans les blesser.

La technique du sandwich :
1)    Mettez en évidence quelque chose de positif
2)    Formulez votre critique
3)    Terminez par un encouragement positif


Reconnaître les efforts de votre hôte
Votre hôte sera rassuré s’il sait que vous reconnaissez et appréciez les efforts qu’il a faits pour vous accueillir adéquatement.  Que ce soit un petit commentaire positif avant de le quitter, un toast de remerciement, un courriel, remerciez le pour les résultats mais aussi pour ses efforts.


Tirer un enseignement pour la prochaine fois
Ne passez pas tout de suite à autre chose. Prenez un temps de réflexion pour identifier les points forts et les points faibles de l’expérience.  Envisagez-la comme faisant partie d’un processus  continu  d’apprentissage.  Quelles leçons avez-vous apprises et comment pourraient-elles vous aider à ce que votre prochaine expérience soit un succès?

Publié par Lise Samson le 21 décembre 2013 dans les rubriques Aspects émotifs et sociaux et Célébrer
 

Lise







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Qui décide de ce que vous mangez?


Une des choses qui a changé depuis que je vis avec les allergies alimentaires, c'est l'attention que je porte à l'industrie alimentaire. En voulant connaître les ingrédients des aliments consommés par ma famille, je me suis intéressée aux compagnies qui les fabriquent. Rien de plus logique! 

J'ai récemment découvert un graphique qui présente les liens entre certaines marques et les compagnies qui les possèdent. (cliquez ici pour une version pleine résolution)
compagnie-allergie-allergie alimentaire-entreprise

Source du graphique:  www.convergencealimentaire.info 

À eux seuls, Kellogg's, General Mills, Pepsico, CocaCola, Mondelez, Nestlé, Mars et Unilever possèdent  252 marques de produits alimentaires/restaurants canadiens.  Ils font d'énormes, que dis-je, de monstrueux profits. 

Ce qui devient inquiétant, c'est lorsque des compagnies font des  profits de cette ampleur, elles peuvent  utiliser une partie de ceux-ci pour soutenir des groupes de pression qui travaillent à bloquer ou à faire adopter des projets de loi.  L'argent se transforme alors en pouvoir politique. Considérant que la mission des compagnies est de faire des profits, nous pouvons nous demander si leurs intérêts pourraient  éventuellement entrer en contradiction avec ceux des personnes allergiques.

Quelle a été l'influence des entreprises alimentaires sur l'adoption de la réglementation sur l'étiquetage des aliments?  Ont-ils contribué à ce que Santé Canada fasse connaître en juin 2013 sa position sur les huiles hautement raffinées dérivées de sources d’allergènes alimentaires? Quel rôle jouent-elles dans  l'étude en cours sur étiquetage préventif? 

Les personnes allergiques font-elles le poids contre ces compagnies? Leur santé est-elle prise en compte?

Bien des questions et peu de réponses… 

Publié par Lise Samson le 14 octobre 2013 dans la rubrique Consommer


 Lise
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Conseils pour les parents d'élèves allergiques


Les parents, les enseignants, les responsables de service de garde et les directeurs d'école doivent travailler ensemble pour créer un environnement sécuritaire pour les enfants allergiques. Voici quelques conseils qui aideront les parents à atteindre ce but.
allergie-allergie alimentaire-ecole

Éduquez et répétez!
Ne présumez pas que tout le monde sait ce que sont les allergies alimentaires. Chaque fois que vous abordez ce sujet, prenez l'habitude de l'introduire par une mise en contexte éducative. Et répétez! Ce n'est pas parce que vous avez déjà dit une chose qu'elle a été comprise. Variez les moyens de sensibilisation et d'éducation. Distribuez des dépliants, posez des questions, résumez un documentaire ou partagez des documents par courriels. Soyez créatifs! L'article Question d'éducation vous indiquera où vous pouvez vous procurer gratuitement des dépliants éducatifs.

Appuyez vos demandes par les recommandations des experts
Utilisez des ressources crédibles pour appuyer votre point de vue. On peut difficilement être contre les recommandations des experts. Le document L'anaphylaxie à l'école et dans d'autres milieux est une bonne référence. Consultez La gestion des allergies alimentaires dans les écoles pour savoir où vous le procurer.

Contribuez aux solutions
Si une difficulté se présente, abordez-la en proposant plusieurs moyens d'y faire face. Votre attitude constructive influencera positivement celle de votre interlocuteur. Et en plus, il ne se sentira pas seul pour surmonter les obstacles. S'il le faut, mettez la main à la pâte en fournissant le matériel qui contribuera à régler le problème et rendez-vous disponible pour les sorties éducatives.

Gardez votre calme
Affirmez-vous calmement, mais fermement. Pas de passivité ni d'agressivité! Exprimez-vous clairement en allant droit au but. Vous avez peur de ne pas trouver les bons mots? Imaginez qu'une personne que vous admirez pour sa capacité à s'affirmer efficacement ait à s'exprimer dans une situation similaire. Que dirait-elle?

Travaillez avec des alliés
Faites connaissance avec l'infirmière scolaire attachée à l'école que fréquente votre enfant. Elle est une intervenante du réseau de la santé et non une employée de la commission scolaire. En cas de problème, elle pourrait être votre meilleure alliée!

Dites merci!
Soyez reconnaissants pour les efforts. Dites merci, même si les résultats n'ont pas été à la hauteur de vos espérances. Il n'y a rien comme la reconnaissance pour inciter une personne à poursuivre ses efforts…

Demandez un rendez-vous
Vous désirez discuter des allergies alimentaires de votre enfant avec son enseignant ou tout autre intervenant scolaire? Fixer une rencontre à un moment qui lui convient et annoncez la durée de cette rencontre. Évitez à tout prix les discussions de corridor improvisées! Si votre interlocuteur est disposé à vous écouter, il a de meilleures chances qu'il comprenne ce que vous lui dites.

Faites vos devoirs
Répondez rapidement à ce qui vous est demandé. Prenez connaissance du protocole d'intervention et retournez-le à l'infirmière. Fournissez un auto-injecteur qui de préférence n'expirera pas durant l'année scolaire.

Et bonne rentrée scolaire!

Publié par Lise Samson le 2 septembre 2013 dans la rubrique Garderies / CPE et écoles

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La gestion des allergies alimentaires dans les écoles


Je vous présente un document qui est actuellement la référence canadienne pour la gestion des allergies alimentaires en milieu scolaire. Il contient de nombreuses recommandations et des conseils pratiques à l'intention des intervenants scolaires et des parents d'élèves. Une ressource incontournable!

Jadis, j’ai utilisé un guide similaire pour sensibiliser et éduquer le personnel du service de garde que fréquentait mon fils. En ne défendant pas mes idées, mais celles des experts, j’ai pu contribuer à améliorer la gestion des allergies alimentaires de cette école. Personne ne peut être contre l'avis des médecins! 
école, allergie alimentaire

L'anaphylaxie à l'école et dans d'autres milieux
Société canadienne d'allergie et d'immunologie clinique, 2e édition révisée, 2011, 74 pages

- Présente l'énoncé de consensus canadien sur l'anaphylaxie, les protocoles d'urgence et la prévention
- Souligne l'importance des politiques et plans de gestion en milieu scolaire avec leurs principaux éléments
- Comporte une excellente section de 4 pages sur la gestion des allergies alimentaires à l'adolescence (disponible ici en format PDF)


Disponibilité de la publication:  

>> Consultez le document dans son intégralité sous forme d'un Site Web (www.securite-allergie.ca)

- La publication peut être obtenue en le commandant par la poste auprès de l'Association d'information sur l'allergie et l'asthme au coût de  de 15$ ou plus (frais d'expédition et de manutention en sus).

Mis à part la section sur l'adolescence, ne cherchez pas la publication en format PDF sur le Web.
Vous ne l'y trouverez pas!

Publié par Lise Samson le 18 août 2013 dans la rubrique Garderies / CPE et écoles

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L'allergie alimentaire chez les bébés


Quel est le pourcentage des réactions allergiques chez les bébés dont l'allergie alimentaire est connue? Dans quelles circonstances entrent-ils en contact avec l'allergène? En cas de réaction allergique, bénéficient-ils des soins requis? 

C'est pour répondre à ces questions que chercheurs américains (Fleischer, 2012) ont étudié 512 bébés âgés de 3 à 15 mois qui étaient tous allergiques au lait ou œufs et dont le tiers était aussi allergiques aux arachides. Je vous préviens tout de suite, les résultats de leur étude sont surprenants et inquiétants.
allergie alimentaire, bébé

Contacts intentionnels avec l’allergène : 

Alors que l’exposition volontaire à l’allergène est un phénomène connu chez les adolescents, les chercheurs ont eu la surprise de découvrir que 11 % des réactions allergiques survenues chez les bébés étaient attribuables à un contact intentionnel avec l’allergène. L’étude ne précise pas les raisons qui ont amené les personnes à mettre les bébés en contact avec un aliment auquel ils étaient connus allergiques. Peut-être s’agissait-il d'individus qui ne comprenaient pas les conséquences de leurs actes ou peut-être voulaient-ils vérifier si le bébé avait perdu son allergie. Qui sait?


L’étude n'identifie pas les personnes qui ont intentionnellement mis les bébés en contact avec l’allergène. Cependant, sans faire de distinction entre les expositions accidentelles ou intentionnelles, les personnes qui avaient mis les bébés en contact avec les allergènes étaient composées de:   
•    69 % de parents;
•    23 % d’enfant eux-mêmes (considéré comme contact involontaire);
•    10 % de grands-parents;
•    9 %   de gardienNE;
•    8 %  d'un frère ou d'une sœur;
•    8 %  d'un autre enfant.


Fréquence élevée des réactions allergiques :
 
En moyenne, les tout-petits ont vécu 0.81 réaction allergique par année. 

Plus précisément, durant une période de 36 mois :
•    71 % des bébés ont eu au moins 1 réaction allergique;
•    52 % des bébés ont eu plusieurs réactions allergiques.

Dans la majorité des cas, les réactions ont été provoquées par :
•    le lait (42 %);
•    les œufs (21 %);
•    les arachides (8 %).


Intervention inadéquate :

Les chercheurs ont répertorié 8% des réactions allergiques pour lesquelles aucun adulte n’a administré l’épinéphrine malgré qu’il considérait après coup que cela aurait été nécessaire. Les raisons invoquées pour ne pas l’avoir fait sont les suivantes :
•    Ils n’ont pas reconnu les symptômes d’une réaction allergique (47.7 %) ;
•    L’épinéphrine n’était pas disponible (23.1 %);
•    Ils avaient trop peur (12.3 %);
•    Ils attendaient plus de symptômes (6.2 %);
•    Ils n’étaient pas certains que l’administration de l’épinéphrine était requis (3.1 %).



Les résultats de cette étude nous rappellent l’importance de la vigilance dans la prévention des réactions allergiques chez les bébés. Les adultes doivent être sensibilisés et éduqués aux risques des réactions allergiques.

Publié par Lise Samson le 10 mars 2013 dans la rubrique Bébés, enfants et adolescents

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Guide à l'intention des parents: Contrer l'intimidation à l'école


Les articles Le tiers des enfants allergiques intimidés et Votre enfant est-il victime d'intimidation? vous ont présenté la problématique de l'intimidation des enfants ayant des allergies alimentaires. Voici maintenant un texte rempli de conseils à l'intention des parents qui veulent savoir ce qu'ils peuvent faire pour faire cesser l'intimidation dont leur enfant est victime.

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Mais, je vous préviens, le texte est un peu théorique au début. Une nouvelle loi a récemment été adoptée et il faut que je vous l'explique avant de vous présenter les moyens qu'elle met à votre disposition. Tenez bon jusqu'à la fin de cet article pour ne rien manquer des nombreuses recommandations qui pourraient vous permettre de mettre fin à l'intimidation de votre enfant. Entre autres, je vous présenterai comment rapporter la violence et l'intimidation de manière à provoquer des changements et comment s'assurer que l'école interviendra rapidement. Et surtout, ne manquez pas la vidéo à la fin de l'article!



AU QUÉBEC


L'Assemblée nationale du Québec a adopté en juin 2012 une loi visant à prévenir et à combattre l'intimidation et la violence à l'école. Et bonne nouvelle! La loi 56 favorise la collaboration des parents. Donc, vous êtes légitimé de dénoncer la violence et l'intimidation et l'école a mis des moyens à votre disposition pour le faire. La loi s'applique à la violence autant qu'à l'intimidation. 

Définition de l'intimidation selon la loi 56:  « Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser. » 

Définition de la violence selon la loi 56:  « Toute manifestation de force, de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement contre une personne, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser ou de l’opprimer en s’attaquant à son intégrité. »

Concrètement, le conseil d'établissement de l'école que fréquente votre enfant devrait s'être conformé aux exigences de la loi 56. Il devrait avoir adopté un plan de lutte contre la violence et l'intimidation qui serait en vigueur depuis le 1er janvier 2013. Si ce document ne vous a pas encore été transmis ou s'il n'est pas disponible sur le site Web de l'école, demandez-le!

Le plan de lutte contre la violence et l'intimidation devrait contenir les informations suivantes:
Une analyse de la situation de l’école au regard des actes d’intimidation et de violence. (Très utile pour connaître les lieux et les circonstances dans lesquelles votre enfant est le plus à risque de vivre de l'intimidation. Il est probable que la cour d'école en fasse partie.);
2° Les mesures de prévention visant à contrer toute forme d’intimidation ou de violence;
3° Les mesures visant à favoriser la collaboration des parents à la lutte contre l’intimidation et la violence et à l’établissement d’un milieu d’apprentissage sain et sécuritaire;
4° Les modalités applicables pour effectuer un signalement ou pour formuler une plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence (incluant la cyberintimidation);
5° Les actions qui doivent être prises lorsqu’un acte d’intimidation ou de violence est constaté par un élève, un enseignant, un autre membre du personnel de l’école ou par quelque autre personne;
6° Les mesures visant à assurer la confidentialité de tout signalement et de toute plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence;
7° Les mesures de soutien ou d’encadrement offertes à un élève victime d’un acte d’intimidation ou de violence;
8° Les sanctions disciplinaires applicables spécifiquement au regard des actes d’intimidation ou de violence selon la gravité ou le caractère répétitif de ces actes;
9° Le suivi qui doit être donné à tout signalement et à toute plainte concernant un acte d’intimidation ou de violence.

Je parie qu'après la lecture de ce qui précède vous êtes favorablement impressionné par les moyens qui sont mis à la disposition des Québécois pour contrer la violence et l'intimidation. En tout cas, moi je le suis!! Et la cerise sur le sundae, c'est que la loi s'applique tant aux écoles publiques que privées et même lorsque les élèves utilisent le transport scolaire.



COMMENT DEVEZ-VOUS FORMULER UNE PLAINTE?



Vous devez savoir que les intervenants scolaires évalueront la situation afin de déterminer s'il s'agit d'intimidation, de violence ou d'un conflit. Si votre enfant est victime d'intimidation ou de violence, les interventions seront effectuées conformément à la procédure incluse au plan de lutte. Cependant, les sanctions seront plus sévères s'il s'agit d'intimidation puisque c'est un acte plus grave que la violence.

Mais attention! Les conflits ne sont pas concernés par la loi 56. Dans le cas d'un conflit, le personnel scolaire n'est pas tenu d'intervenir en suivant la procédure dictée par le plan de lutte. Contrairement à l'intimidation et la violence, le conflit est caractérisé par une opposition entre deux personnes ou plusieurs élèves qui ne partagent pas le même point de vue.  Le conflit peut entraîner des gestes de violence. Lors d'un conflit, les personnes discutent vivement et argumentent pour amener l'autre à partager leur point de vue. Les deux personnes sont sur le même pied d'égalité. Il n'en résulte aucune victime même si les deux peuvent se sentir perdants.

Dans ce contexte, je vous recommande de vous préparer à faire ressortir les caractéristiques de la violence et l'intimidation lorsque vous communiquerez avec l'école pour vous plaindre d'une situation ou d'un événement. 

Pour savoir précisément à qui vous adresser pour signaler et vous plaindre de la violence et l'intimidation dont votre enfant est victime, référez-vous au plan de lutte contre la violence et l'intimidation de votre école. Les modalités doivent y être clairement écrites.


L'intention de faire du tord ne compte plus :
Nul besoin de démontrer que l'agresseur n'avait pas conscience des tords causés à votre enfant puisque la loi définit l'intimidation comme un geste délibéré ou non. Donc, que l'agresseur comprenne ou non les conséquences de ses actes, les interventions et les sanctions prévues au plan de lutte doivent être appliquées. Dorénavant, ce n'est plus une excuse pour prendre la situation à la légère.


Mettez en évidence la répétition des actes :
La répétition des actes est un des éléments qui distingue l'intimidation de la violence. C'est pourquoi, si c'est le cas de votre enfant, il est important de démontrer que les agressions commises à son égard ne sont pas des événements isolés et/ou qu'elles se manifestent de plusieurs façons.
  • Combien de fois les actes ont-ils été commis?
  • Depuis combien de temps durent les agressions?
  • La violence et/ou l'intimidation se sont-elles manifestées de plusieurs façons? Si oui, lesquelles?
Pour vous aider à répondre à la précédente question, voici différentes formes d'intimidation que vous devez rapporter si votre enfant en a été la cible :
Physique : Frapper, donner des coups de pieds, pousser, cracher, battre à coups de poing, enfermer quelqu'un dans un local, voler ou endommager des biens.
Verbale : Menacer, rendre l'enfant mal à l'aise à cause de ses allergies, faire des remarques ou des plaisanteries blessantes, donner des surnoms, se moquer, narguer méchamment, humilier, ridiculiser ou insulter
Sociale : Ignorer volontairement quelqu'un, s’éloigner physiquement de l’autre, l’exclure du groupe, commérer, répandre des rumeurs méchantes sur lui, amener d'autres élèves à ne pas lui parler ou à la rejeter, parler dans son dos, créer une situation visant à le ridiculiser, briser des amitiés et le regarder de façon méprisante.
Violence par voie électronique : Écrire des commentaires négatifs dans Facebook, envoyer des courriels, des messages textuels ou des photos par cellulaire dans le but de menacer, blesser, gêner, ridiculiser, révéler des secrets, exclure du groupe, briser une réputation ou une amitié.
Harcèlement sexuel : Provoquer des contacts sexuels non désirés, faire des gestes de nature sexuelle, émettre des commentaires sexuels abusifs, répandre des rumeurs sur un comportement sexuel ou une orientation sexuelle, traiter l'autre d'homosexuel ou de lesbienne


Démontrez l'inégalité des rapports de forces entre votre enfant et son agresseur:
L'inégalité des forces est un deuxième aspect qui différencie l'intimidation de la violence. Dans le cas d'un enfant qui est intimidé à cause de ses allergies alimentaires, faites ressortir les points suivants :
  • Les allergies alimentaires de votre enfant le placent en position de faiblesse par rapport à son agresseur;
  • L'agresseur acquiert du pouvoir sur l'enfant allergique par la connaissance de son point faible (allergies alimentaires) qu'il utilise pour le déséquilibrer.


Rapportez la détresse et la souffrance de votre enfant:
Selon les définitions données par la loi 56, l'intimidation et la violence, ont pour effet « d'engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser. »
  • Insistez sur la détresse que manifeste votre enfant depuis qu'il est victime de violence et/ou d'intimidation.
  • Rapportez les signes de victimisation que vous avez observés. Au besoin, utilisez les informations contenues dans cet article pour vous les remémorer.
  • Si c'est le cas, rapportez les propos de votre enfant à l'effet qu'il ne se sent plus en sécurité à l'école.   N'ayez pas peur d'utiliser ses propres mots.
  • Si le fonctionnement quotidien de votre enfant est affecté, mentionnez-le. Donnez des exemples. Évite-t-il certains lieux? A-t-il cessé de voir ses amis


Soulignez les dangers reliés à une réaction allergique:
Certaines personnes ne connaissent pas bien les allergies alimentaires ou oublient les risques associés à une réaction allergique. Afin que la situation soit évaluée à sa juste gravité :
  • Il est bon de rappeler que la vie de votre enfant serait mise en danger s'il avait une réaction allergique et que l'agresseur pourrait provoquer cette réaction en le mettant en contact avec l'aliment auquel il est allergique.
  • Utilisez des images-chocs. Par exemple, vous pourriez comparer les dangers que représente l'aliment auquel votre enfant est allergique à ceux d'une arme à feu.
  • Il est probable que le plan de lutte de l'école que fréquente votre enfant prévoit de contacter les policiers si la sécurité d'un élève est menacée ou qu'un acte illégal est commis. Dans ce cas, la légalité du comportement de l'agresseur serait prise en compte.    


QUOI FAIRE POUR QUE L'ÉCOLE AGISSE VITE?


Le Dr Égide Royer, psychologue, professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval et codirecteur de l'Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l'école suggère cette façon de procéder pour éviter des délais inutiles :

1-  Contactez la direction de l’école, pour qu’une intervention efficace soit réalisée auprès de votre enfant et de l’élève qui l’agresse. Elle devrait vous revenir dans les 48 heures pour vous informer des mesures prises pour faire cesser la situation.

2- Si vous n’avez pas de nouvelles après 48 heures, communiquez à nouveau, cette fois par écrit (courriel ou lettre), avec la direction de l’école et envoyez une copie à la direction générale de la Commission scolaire.

3- Si vous n'avez toujours pas de nouvelles après 48 heures, vous pouvez contacter le protecteur de l’élève attitré à la Commission scolaire pour lui signaler la situation et demander son intervention auprès de la Commission scolaire et de l’école pour enrayer le problème d’intimidation que votre enfant subit. Vous devriez obtenir un retour dans un délai de 48 heures. L'article Le protecteur de l'élève vous donnera plus d'information sur son rôle et où le rejoindre.

M. Royer explique lui-même cette démarche dans la vidéo ci-dessous :




En guise de conclusion, j'aimerais souligner que la Loi 56 envoie un message clair à l'effet qu'il faut agir pour mettre fin à la violence et à l'intimidation. Elle favorise la collaboration des parents en leur donnant des moyens pour faire cesser l'intimidation. Alléluia!

Je ne prétends pas avoir tout écrit sur la Loi 56 et le plan de lutte contre la violence et l'intimidation. Toutefois, l'essentiel y est. N'hésitez pas à communiquer avec moi pour obtenir des réponses à vos questions.    

Pour consulter la Loi 56, cliquez sur le lien ci-dessous : 
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2012C19F.PDF

Publié par Lise Samson le 3 février 2013 dans la rubrique Intimidation 


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Bienvenue à l'Allerject!


Voici la nouvelle que nous attendions tous!
L'Allerject sera disponible en pharmacie dès les premières semaines de février 2013, et ce partout au Canada.



L'Allerject est un nouvel auto-injecteur pour le traitement des réactions anaphylactiques. Il se distingue par son  format compact et sa facilité d'utilisation. Des consignes vocales et un voyant lumineux guident l'administration de la médication.

Consultez le site Web de l'Allerject www.allerject.ca  pour:
1)  Commander un démonstratreur gratuit;
2)  Visionner une vidéo explicative en français.


Allerject, allergie alimentaire, auto-injecteur

Publié par Lise Samson le 25 janvier 2013 dans la rubrique Médical


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